Les portraits Quo Vadis

Bruno
Massicotier

Entre les mains du massicotier, de grandes feuilles préalablement imprimées sont coupées pour se préparer à devenir agenda. Bruno, massicotier depuis 4 ans chez Quo Vadis, nous raconte son métier : un travail technique d’artisanat d’art qui demande une rigueur exemplaire.

Massicot Quo Vadis

Le papier n’est pas toujours d’une régularité exemplaire. Une certaine technique est nécessaire pour l’aérer et le préparer à la coupe.

Bruno, qu’est-ce que le métier de massicotier ?
Massicotier, c’est un métier spécifique au domaine de la papeterie. On pourrait le résumer ainsi : cela consiste à préparer le papier puis, au moyen d’une machine qu’on appelle massicot, le couper.

Quelles sont les différentes tâches que tu effectues au quotidien ?
Première étape : analyser la demande du jour en consultant le dossier de fabrication. Certains papiers demandent un temps de séchage de 24 heures, il faut donc les stocker et ne pas les traiter tout de suite. Ensuite, vient l’étape de préparation du papier avec des machines comme le monte pile, la taqueuse et l’empileuse. A ce moment-là, on aère le papier puis on le tasse pour lui donner une régularité. Cela permet d’avoir un papier avec un bon repérage à la coupe. Une fois cela, on programme le massicot en fonction de la coupe demandée. Quand la découpe est lancée, à toute allure d’ailleurs (la presse peut envoyer jusqu’à plusieurs tonnes de pression au cm²), on passe à la vérification de la qualité du produit coupé. Viennent enfin d’autres tâches : le nettoyage du poste de travail, l’entretien de la machine, le stockage du papier, le conditionnement des palettes de papier découpé. Enfin, dans une entreprise comme Quo Vadis avec une politique environnementale forte, il faut aussi apprendre à gérer correctement les déchets !

Quelles connaissances mobilises-tu au quotidien ?
Comme on travaille avec une matière noble qui est le papier, bien sûr il faut le connaître ! Le papier n’est pas toujours d’une régularité exemplaire. Alors il faut une certaine technique pour apprendre à l’aérer et le tasser. Il faut connaître sa machine et être capable de créer des programmes de coupe spécifiques au besoin (selon les formats ou les coupes demandées). Au quotidien, plus que des connaissances, on mobilise aussi plusieurs sens ! En effet, on entend parfois que le massicot émet un son différent et que la découpe n’est plus si franche, il faut alors changer la lame de découpe ! Enfin, dans ce métier il faut beaucoup de rigueur car une mauvaise coupe ne pardonne pas. Elle impliquerait de repartir de zéro sur la chaîne de production.

Qu’aimes-tu dans le fait d’être massicotier chez Quo Vadis ?
Ici, on a différents outils de qualité à disposition pour travailler. Les machines sont souvent changées et les normes évoluent. On doit donc se former aux normes et s’adapter. La renommée de Quo Vadis qui fabrique des produits de qualité connu en France et dans le monde, forcément c’est un plus… En venant ici, on sait que l’on met les pieds dans un environnement où le savoir-faire est maîtrisé à toutes les étapes. Et où l’engagement qualité est fort !